Archive for the ‘Lu dans la presse’ Category

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C’est arrivé en Europe !

novembre 2, 2007

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Verbatim : « La France sera dorénavant à la tête de la politique environnementale européenne », déclare Nicolas Sarkozy lors du discours de clôture du Grenelle de l’Environnement qui se tenait à Paris.

Actualité européenne :

  • Les 27 pays de l’UE réussissent à se mettre d’accord sur le Traité européen simplifié. A lire l’article de Bernard Kouchner et de Jean-Pierre Jouyet « La victoire de l’audace ». cependant la polémique sur la ratification de ce Traité gronde déjà. 61% des français seraient favorable à un référendum et la gauche ainsi que Valéry Giscard d’Estaing font irruption dans le débat
  • Le Grenelle de l’environnement qui s’est tenu à l’initiative de la France, a voulu se donner une image européenne et internationale. Trois invités lui ont donné ces dimensions, à savoir José Manuel Baroso et les deux prix Nobel de la paix, Al Gore et Wangari Maathai. En vidéo, un résumer des conclusions et du discours de Nicolas Sarkozy, qui souhaite faire de la France un leader européen en matière écologique.
  • Le sommet UE-Russie : Le 26 octobre 2007, ce 20ème sommet, dans un climat tendu, a aborder plusieurs enjeux, sans vraiment y apporter de réponses. A l’ordre du jour : Energie, commerce, acier et les questions internationales telles que le Kosovo et l’Iran.
  • Euro Méditerranée : Sarkozy, lors de son voyage officiel au Maroc appelle les pays de la Méditerranée à s’unir.

Revue de presse :

  • Présidence française de l’UE : « La société civile exprime ses attentes sur la Présidence française de l’UE ». A lire sur le site d’Euractive les contributions de la société civile. Les thèmes phares de cette initiative sont : l’environnement, la compétitivité, l’énergie, l’Europe sociale, l’Europe du futur, la citoyenneté européenne et les perspectives financières / PAC ainsi que le marché intérieur et la consommation.
  • Pologne : L’ère des deux frères conservateurs Kaczynski est terminée suite aux élections législatives qui ont portés la droite libérale de Donald Tusk au pouvoir. Celle-ci s’est « fixée pour mission de rétablir la Pologne au cœur de l’Europe »
  • Elargissement : En raison de problèmes politiques persistant en Macédoine, la Commission européenne ferme la porte des pourparlers avec Skopje.
  • « l’Europe riche de sa culture » par Euronews : « la culture, c’est aussi et surtout la diversité et la multiplicité des formes et des supports. Qu’ils l’apprécient en dilettante ou en amateur averti, une immense majorité des Européens s’y intéressent. »
  • Défense : « Les grands travaux de la défense française » ce livre blanc a pour « de dépasser une vision purement française de la politique de défense ».

Pause café : « Le Bonheur dans l’Europe » à découvrir sur Toute l’Europe.fr ….souriez, vous êtes en Europe !

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Après Sarko TV, Elysée TV !

septembre 28, 2007

La « rupture » sarkozyste gagne l’Internet. Depuis mercredi est en ligne une nouvelle version du site Internet de l’Elysée, copie presque conforme du sarkozy.fr de la campagne présidentielle.

Vous avez aimé la « NSTV »? Vous allez adorer la « PRTV ». Dès le premier clic, l’internaute est accueilli par la dernière conférence de presse du porte-parole David Martinon, qui succèdde à celle du discours prononcé par le président à l’Assemblée générale de l’ONU. Les vidéos qui ont fait le succès de « sarkozy.fr » sont partout. En guise d’édito du président, son discours d’installation du 16 mai.

On retrouve naturellement sur le site tous les discours du chef de l’Etat, les photos de ses entretiens (jeudi: Brigitte Bardot), les communiqués et les informations générales sur la présidence. Sans oublier la rubrique « écrire au président ». Culte de la personnalité? La photo de Nicolas Sarkozy apparaît à chaque clic.

Il faut aller chercher très loin dans la galerie des présidents pour trouver une photo de Jacques Chirac, et visiter « l’Elyséethèque », où sont stockées les archives de la présidence précédente, pour se rendre compte qu’il y a eu une vie avant Nicolas Sarkozy.

Le concepteur du site, François de La Brosse, déjà responsable de la campagne Internet du candidat Sarkozy, explique la recette: « Vous retirez la politique, vous ajoutez une bonne dose de pédagogie, un petit peu plus de protocole et un peu moins de folklore ».

Le but? « Emmener les Français dans les pas du président de la République ». Le journaliste François d’Orcival a ainsi servi de guide du Palais de l’Elysée pour une vidéo tournée lors des journées du patrimoine.

Le site est « 100% made in Elysée », précise M. De La Brosse, lui-même installé rue de l’Elysée. Trois personnes s’occupent de la partie éditoriale et de l’intégration. Les images sont tournées par le service audiovisuel de la présidence.

A entendre François de La Brosse, Nicolas Sarkozy « ne pense que du bien du site, sinon il ne serait pas en ligne ». Le président ne lui a pas fixé d’objectif de fréquentation, mais de qualité. Le site de la campagne avait atteint les sommets en termes de fréquentation, avec 100 millions de pages vues et un record de vidéos regardées en une journée, 1,2 million le 3 mai.

Le modèle s’exporte. Les candidats à l’élection présidentielle américaine se sont inspirés de la « NSTV », assure M. De la Brosse. « On a déjà Clinton TV, Obama TV, les républicains s’y mettent aussi », remarque-t-il. Les républicains comme les démocrates étaient venus à Paris pendant la campagne présidentielle pour étudier les recettes des candidats français. François de la Brosse n’est pas peu fier de la une début juin du magazine spécialisé « AdWeek » avec Nicolas Sarkozy en maître d’école devant Hillary Clinton, Barack Obama et Rudy Giuliani sous le titre « French Lesson ». AP

Sur le Net: http://www.elysee.fr

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« La France donne le coup d’envoi de sa présidence de l’UE »

septembre 19, 2007

La France donne le coup d’envoi de sa présidence de l’UE

Le secrétaire d’Etat aux affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, a détaillé, mercredi 19 septembre en conseil des ministres, les objectifs de la présidence de l’Union européenne (UE) que la France exercera au deuxième semestre 2008.

Trois ans après le non français à la Constitution, cette présidence, souligne M. Jouyet, sera « l’occasion de confirmer le retour de la France en Europe et sa capacité à donner des impulsions significatives au projet européen ». Elle devra aussi participer « du retour de l’Europe en France, en confortant le retour d’un esprit européen chez nos concitoyens ».

La présidence française « doit dès à présent mobiliser toutes nos énergies. Il va nous falloir jouer collectif, nous mettre à l’écoute de tous nos partenaires », avait dit Nicolas Sarkozy fin août aux ambassadeurs de France. Les ministres sont désormais priés de s’y consacrer « intensément » et de multiplier les contacts avec la Commission et le Parlement européens.

Un séminaire gouvernemental sera bientôt réuni par le premier ministre, François Fillon, pour impartir à chacun ses priorités. Il sera suivi de plusieurs comités interministériels sur l’Europe organisés à Matignon, où un secrétariat général de la présidence a été installé, doté d’un budget de 190 millions d’euros.

ASSOCIER LA SOCIÉTÉ CIVILE

La présidence devra préparer l’entrée en vigueur au 1er janvier 2009 du traité européen simplifié, censé être adopté d’ici à la fin de l’année. Il faudra organiser l’élection d’un président stable du Conseil européen et choisir le nouveau responsable des relations extérieures de l’Union, qui disposera d’un service diplomatique européen. La présidence française coïncidera aussi avec le premier réexamen des politiques européennes et de leur financement après 2013, qui devrait aboutir à une refonte de la politique agricole commune (PAC).

La France entend renforcer l’action de l’Union en matière d’immigration, d’énergie, d’environnement et de défense. M. Jouyet cite des projets concrets, comme l’élargissement du programme de bourses Erasmus destiné à encourager les échanges d’étudiants ou la réforme des taux réduits de TVA. Le gouvernement entend « renouveler l’adhésion des Français à l’Europe », en réfléchissant « à des modalités innovantes d’association de la société civile ».

Henri de Bresson

   
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6 ans après, la terreur du terrorisme persiste !

septembre 11, 2007

11-Septembre: politique et polémiques à « Ground Zero »

Cet article est issu du site La Tribune.fr (www.latribune.fr).

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© 2007 La Tribune/D.I. Group

Au sixième anniversaire des attentats du 11-Septembre, le recueillement a quelque peu laissé la place à la polémique: la politique en cette année pré-électorale et la -mauvaise- santé des travailleurs de « Ground Zero » étaient mardi dans les esprits alors que les proches des victimes du World Trade Center se réunissaient pour se souvenir des morts.

Sous un ciel gris, la cérémonie désormais traditionnelle a débuté à 8h40 avec l’arrivée sur le site d’un drapeau américain sauvé des décombres, au son des tambours et cornemuses. Puis un choeur de jeunes de Brooklyn a chanté l’hymne américain, avant les quatre moments de silence: à 8h46, l’heure où le premier des avions frappa la tour nord. Puis 9h03. Et, enfin, deux autres marquant l’effondrement de chacune des tours jumelles.

Présidant comme chaque année la cérémonie dans le bas de Manhattan, le maire de New York Michael Bloomberg -qui envisagerait de se lancer lui aussi dans la course à la Maison Blanche- a évoqué ce « jour qui déchira notre histoire et nos coeurs » et une « perte qui ne peut être mesurée ».

Pompiers et secouristes ont ensuite récité la litanie des noms des 2.750 victimes. Nombre d’entre eux souffrent aujourd’hui de problèmes respiratoires et de cancers attribués au nuage toxique dégagé par la chute des tours jumelles.

Pour la première fois, le nom d’une de ces victimes « secondaires » des attentats a été rajouté à la liste: Felicia Dunn-Jones, avocate morte cinq mois après d’une maladie respiratoire, est devenue la 2.974e victime officielle.

D’autres cérémonies ont eu lieu. Minutes de silence à la Maison Blanche pour le président George W. Bush entouré de tout le personnel et de ministres. Au Pentagone à Washington, également frappé, tout comme en Pennsylvanie, où moururent les 40 passagers et membres d’équipage du Vol 93 de United Airlines, salués comme héros pour avoir réussi à détourner l’avion tueur de sa cible. Ou encore sur les bases américaines d’Afghanistan, premier front de la riposte d’après le 11-Septembre.

Mais les choses changent. La construction de quatre nouveaux immeubles à la place des tours mortes ayant débuté à New York, la cérémonie avait été déplacée un peu plus loin, dans un parc bordant « Ground Zero ». Cette mise à l’écart a provoqué la colère de nombre de familles qui ont donc boudé la commémoration.

Autre changement en 2007, Rudolph Giuliani, maire de New York à l’époque, est aujourd’hui en campagne pour la Maison Blanche, avec pour principale carte de visite son rôle central dans la gestion du drame. Et les pompiers, ses héros et alliés d’hier, se retournent contre lui, mécontents de certaines de ses récentes déclarations, et lui reprochant l’absence de protection sanitaire de l’époque. Comme beaucoup de familles également, ils voulaient que Giuliani candidat s’abstienne cette année de participer, craignant la récupération politicienne.

Giuliani a refusé, mais promis un discours bref et sobre. « Ce fut un jour sans réponse, mais avec une kyrielle sans fin de gens qui venaient s’aider les uns les autres », a-t-il déclaré.

La sénatrice démocrate de New York Hillary Clinton, qui elle aussi aspire à la Maison Blanche, a également assisté aux cérémonies, mais sans un mot. Tandis que le candidat républicain Mitt Romney, lors d’une commémoration à Boston, d’où partirent deux des avions-suicide, évoquait le jour où « des islamistes extrémistes ont amené la terreur sur notre rivage ».

Peu auparavant, remuant le couteau dans la plaie de l’Amérique, était diffusée une nouvelle vidéo d’Al-Qaïda, rendant hommage à l’un des pirates de l’air, pour un testament présenté par Oussama ben Laden lui-même. Al-Qaïda avait diffusé samedi les premières images vidéo de son chef depuis près de trois ans: on y voyait un Ben Laden à la barbe désormais teinte et vêtu d’une robe blanche.

Car six ans après, l’architecte du 11-Septembre échappe toujours à l’Amérique. Mike McConnell, directeur du renseignement intérieur, notait mardi que les autorités restent vigilantes, craignant d’éventuelles « cellules dormantes » sur le territoire américain. « Nous sommes plus en sécurité, mais nous ne sommes pas en sécurité », résumait-il sur la chaîne ABC.

Les attentats du 11 septembre 2001 ont fait 2.974 victimes: 2.750 au World Trade Center, 40 en Pennsylvanie, 184 au Pentagone. AP

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Bienvenue à L’Elysée! Interview exlusive donnée au Figaro !

juin 7, 2007

Bienvenue à L’Elysée! Interview exlusive donnée au Figaro !

LE FIGARO – Quels enseignements tirez-vous de ce premier mois à l’Elysée ?

Nicolas Sarkozy.- J’ai essayé de mettre à profit ce mois pour que – si les Français me donnent une majorité à l’Assemblée nationale – mon gouvernement puisse se mettre au travail dès le lendemain des législatives. J’ai été élu sur un projet fort, cohérent, basé sur la franchise et la vérité. Mon devoir c’est de mettre en oeuvre ce projet. J’ai eu l’occasion de dire qu’en matière économique et fiscale, je ne laisserai personne le dénaturer. Je veux dire, avec la même force, pour que cela soit bien compris de tout le monde qu’il en ira de même avec mon engagement en faveur d’une République irréprochable et d’une démocratie exemplaire.

Vous faites allusion à votre proposition de réserver la présidence de la commission des finances à l’opposition…

Notamment. Je comprends parfaitement que cet engagement, que j’ai pris devant les Français, puisse bousculer certaines traditions et peut être gêner des ambitions, mais tout cela a bien peu d’importance au regard de l’enjeu. Mon devoir de président c’est de rassembler une majorité et le devoir de la majorité c’est de s’ouvrir. Si la majorité ne s’ouvre pas, elle se condamne. Le président de la République ne peut être l’homme d’un parti ou d’un clan. Cet engagement sera donc tenu dès le lendemain des élections législatives. Mais j’irai plus loin.

Comment?

Je pense à la place qui doit être faite au développement durable. Je pense au rôle du Conseil économique et social, aux méthodes de travail du Parlement. Je pense aux droits de l’opposition qui doit enfin avoir un statut. Je pense à l’encadrement des nominations, à l’évaluation de tous les responsables sur leurs résultats. Je crois à cette politique. Je la mènerai. Je suis heureux d’avoir dans mon gouvernement des hommes de la qualité de Bernard Kouchner, de Jean-Pierre Jouyet, d’Eric Besson et Martin Hirsch. Ils ont été courageux. Si l’opportunité se présente, je proposerai à d’autres personnalités de gauche et du centre de nous rejoindre. Avec l’ouverture, je n’ai pas voulu faire un «coup». Je veux réformer en profondeur notre pays pour le moderniser. Parce que les changements seront forts, j’ai besoin d’une majorité large.

Cela devrait être le cas, si l’on en croit les sondages…

Rien n’est gagné. Rien n’est joué. L’heure n’est certes pas à la répartition de postes qui ne sont pas encore conquis. J’engage tous les responsables de la majorité à se battre jusqu’à la dernière minute, comme je l’ai fait moi-même, avant le premier tour et le second tour.

En demandant une large majorité, ne donnez-vous pas des arguments à ceux qui vous reprochent de «vouloir tous les pouvoirs»?

Ceux qui disent cela sont ceux qui se sont battus au côté de François Mitterrand pour lui donner la majorité que l’on sait! «Tous les pouvoirs», cela ne les gênait pas quand c’était pour la gauche! Qu’est ce que cela veut dire quand vingt régions sur vingt-deux sont à gauche, quand plus de la moitié des départements sont à gauche, quand tant de communes sont à gauche? Je n’essaie pas de savoir si la majorité sera trop grande ou trop petite. Je me bats pour obtenir le soutien parlementaire qui me permettra de mettre en oeuvre le projet ratifié par les Français. Je me bats pour avoir une majorité qui m’aide à appliquer le mandat qui m’a été confié.

Réformerez-vous le mode de scrutin des législatives ?

Je recevrai après l’élection toutes les formations politiques représentées à l’Assemblée, au Sénat et au Parlement européen…

Y compris le Front national ?

Au nom de quoi l’écarterais-je, dès lors qu’il a des élus? J’écouterai les propositions de chacun. Si un consensus se dégage en faveur d’une dose minoritaire de proportionnelle, nous en discuterons. Je ne suis pas fermé.

Allez-vous procéder à un remaniement après les législatives ?

Des secrétaires d’Etat feront leur entrée. Je précise tout de suite qu’ils seront nommés en petit nombre : on ne doublera pas, loin de là, la taille du gouvernement! J’ajoute qu’ils devront répondre à des critères de diversité à la fois par leurs origines territoriales, leurs origines politique et être représentatifs de la France multiple. Par ailleurs, la parité est un objectif auquel je ne renoncerai pas.

Comment définiriez-vous votre relation avec François Fillon ?

Je voudrais rendre hommage à son action. Il fait un excellent travail et j’ai avec lui une relation très confiante et très amicale. Nous avons construit le projet ensemble, nous le mettons en oeuvre ensemble. Nous sommes complémentaires. Nos montres marquent la même heure. En un mois, je n’ai pas eu un cas de désaccord entre nous.

Des frictions sont tout de même apparues lorsque le ministre du Budget a évoqué la question de la déduction des intérêts d’emprunt ou la «pause» dans la lutte contre les déficits …

Sur ce dernier point, je ne laisserai dire à personne que nous ne tiendrons pas nos engagements européens en matière de maîtrise des dépenses publiques. Je n’ai jamais employé le mot «pause». La France a pris des engagements, elle les respectera. Pour réduire les déficits, il faut réduire les dépenses et augmenter les recettes. Je suis engagé dans un projet de revalorisation du travail. J’affirme que cette politique nous permettra de gagner la croissance qui nous manque. Mais cette démarche n’est pas exclusive d’économies. Je confirme la règle du non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux dès le budget 2008. Je confirme que nous réformerons les régimes spéciaux en 2008. Je confirme aussi qu’il nous faudra trouver de nouvelles économies sur l’assurance maladie.

La session extraordinaire se prolongera-t-elle en août ?

Le mois de juillet sera consacré à l’action législative prioritaire. Le mois d’août, aux vacances. Dans l’immédiat, je veux faire passer un texte économique et financier très fort qui montrera la cohérence de notre politique

Ce ne sera pas un collectif budgétaire ?

Non. Un collectif budgétaire c’est ouvrir de nouvelles dépenses. Moi je veux créer les conditions d’une nouvelle stratégie économique.

Allez-vous bousculer les habitudes lors du 14 juillet ?

Le 14 juillet, j’inviterai un détachement militaire de chacun des vingt-six pays de l’Union européenne à défiler sur les Champs Elysées. Ce sera un beau symbole ! La garden-party sera consacrée aux victimes et plus largement à tous ceux qui ont traversé des épreuves. Seront aussi invités tous ceux qui ont fait un acte de bravoure. Le soir, nous organiserons au Champ de Mars un grand concert en l’honneur de la France et de l’Europe.

Et la traditionnelle interview présidentielle ?

Ce sera une conférence de presse, probablement un peu avant le 14 juillet.

Vous avez annoncé une loi contre les «parachutes dorés». Comment va-t-elle fonctionner ?

Le dispositif, très simple, consistera à lier l’existence de primes de départ – qui devront être votées par l’assemblée générale des actionnaires – à la performance du dirigeant remercié. Pas de performance, pas de prime.

Le président de la République soutient-il un candidat pour la présidence de l’Assemblée et celle du groupe UMP ?

Non. Mais le président de la République peut dire à ses amis: avant de vous concurrencer pour savoir qui présidera quoi, peut être serait-il plus judicieux de conquérir d’abord la majorité.

Que pensez-vous de la controverse entre Jean-Pierre Raffarin et Patrick Devedjian sur la gouvernance de l’UMP ?

Je ne suis plus président de l’UMP et je n’ai pas à avoir d’opinion sur le sujet. Il n’est pas absurde qu’une formation politique modifie son organisation dès lors que le président de la République est issu de ses rangs. Mais cette affaire de statuts n’intéresse pas les Français, ni le président de la République.

L’UMP est tout de même votre famille politique ?

C’est ma famille d’origine mais je ne suis plus président de l’UMP. Le président de la République ne peut pas être membre d’un parti politique. En même temps, mon devoir est de rester à l’écoute de ceux qui sont mes électeurs et qui doivent pouvoir me dire un certain nombre de choses.

Et la réforme de la carte judiciaire ?

La réforme de la carte judiciaire est indispensable et incontestable. La justice de proximité ce n’est pas d’avoir un tribunal dans toutes les villes. C’est d’avoir une justice rapide et incontestable qui réponde aux vœux des justiciables. Il y a des départements où il y a trois tribunaux de grande instance, d’autres où il y a plusieurs cours d’appel. Depuis 1958, la carte judiciaire n’a pas évolué. La France, oui. Des discussions doivent s’ouvrir.

Vous vous étiez engagé à définir le rôle de votre épouse après votre élection, qu’en est-il ?

Nous en parlons beaucoup, elle et moi. Elle aura l’occasion d’exposer sa vision de son rôle d’ici peu, lorsque les choses seront définitivement calées.

Au conseil européen de juin, vous ne vous opposerez pas à l’adhésion de la Turquie à l’Union. Avez-vous changé d’avis ?

Ma priorité en Europe est d’obtenir le traité simplifié. Mais si je pose, en même temps, la question de la Turquie, il n’y aura pas de traité simplifié. Je n’ai pas changé d’avis: la Turquie n’a pas sa place en Europe. Mais le rendez-vous est en décembre, pas en juin. J’ai engagé des discussions avec le premier ministre turc, M. Erdogan, pour lui faire comprendre que ma position n’était en rien dirigée contre les Turcs mais qu’elle concernait la question essentielle des frontières de l’Europe. Après le Conseil européen de juin, je proposerai une stratégie qui permettra de trouver une voie pour ne pas casser l’Europe et, en même temps, ne plus continuer sur la stratégie de l’adhésion.

Où en est-on dans la négociation en vue d’un traité européen simplifié ?

Cela progresse parce que certains de nos partenaires ont compris que la France, en élisant un président de la République qui a eu le courage de s’engager sur une ratification parlementaire, apporte les clés pour sortir de la crise européenne. Reste à se mettre d’accord sur le contenu du traité simplifié. Cela ne peut pas être une Constitution dont les Français n’ont pas voulu. Il faut qu’il y ait de la substance: un président stable du Conseil européen, un ministre européen des Affaires étrangères, des domaines plus larges soumis à la majorité qualifiée et une référence aux droits fondamentaux. Aujourd’hui, personne ne dit plus que c’est impossible.

Qu’attendez vous du G-8 ?

Je souhaite un accord sur un objectif chiffré pour la réduction des gaz à effet de serre. On ne peut pas transiger là-dessus. Je suis un ami des États-Unis, un allié déterminé et un ami sans arrière pensées. Mais je leur dis: il faut faire un effort. La première puissance du monde ne peut pas s’exonérer de donner l’exemple sur la préservation des équilibres de notre planète. Le deuxième enjeu consiste à mobiliser davantage de richesses en faveur de l’Afrique. Qui ne voit qu’il y a lien entre les deux enjeux ? Au Darfour, des populations se sont déplacées à cause de la sécheresse et cela conduit à des affrontements barbares. Je veux porter une autre politique africaine qui consiste à parler franchement aux Africains. Je crois au droit à l’accès universel au traitement du Sida en 2010. Mais je veux parler un langage de vérité aux Africains : leurs problèmes ne viennent pas que de l’extérieur de l’Afrique.

Au Darfour, que faut-il faire ? Des couloirs humanitaires ? Des sanctions contre Khartoum ?

Il y a au Darfour deux cents camps de réfugiés sur un territoire grand comme la France. Et c’est la saison des pluies…. Mais on ne peut rester les bras croisés. Il faut d’urgence traiter les trois dimensions de cette tragédie : la sécurité avec l’envoi d’une force ONU-Union Africaine, la relance d’une négociation politique et, enfin, l’aide humanitaire sous toutes les formes possibles. J’en parlerai au G8 et à ma demande Bernard Kouchner se rendra sur place dans les prochains jours.

Comment abordez-vous votre rencontre avec Vladimir Poutine ?

Il est très important d’avoir de bonnes relations avec la Russie. C’est un grand peuple, une grande nation. Je n’ignore pas les difficultés de M. Poutine, ses problèmes et ses réussites. Je vais le voir avec beaucoup d’intérêt, pour l’écouter et pour le comprendre. Qu’est ce qui le motive ? La Russie est redevenue un grand pays du monde. Cela devrait la conduire à la sagesse et à la sérénité. Je dirai à M. Poutine que l’amitié c’est également la franchise. Il est franc quand il parle de son désaccord avec les Américains sur le système antimissile. Je ne prends pas cela comme inamical. Il ne doit donc pas juger inamicales les questions qui ont été posées sur les droits de l’homme, et sur l’économie de marché en Russie. Je vais le rencontrer avec la volonté qu’on se comprenne et que lui aussi accepte qu’on n’est pas forcément tous sur la même ligne.

Est-ce une bonne idée de déployer ce bouclier antimissile en Pologne et en République tchèque ? Pourquoi n’en a-t-on pas parlé entre Européens ?

Ce bouclier ne peut pas être efficient contre les missiles russes compte tenu justement de sa proximité. Il est peut-être agressif à l’endroit de la Russie politiquement mais il ne l’est pas militairement. Il eut mieux valu une concertation européenne, c’est certain. M. Poutine a raison de nous dire qu’il faut comprendre le sentiment national russe mais je lui demande de prolonger sa réflexion. Comprenons l’histoire de la Pologne, comprenons l’histoire de la République tchèque.

Le dossier d’Ingrid Betancourt avance. Avez-vous un espoir de dénouement rapide ?

Pas à ce jour. Je veux rendre hommage au président Uribe qui en libérant Rodrigo Granda a fait un geste dont je mesure qu’il n’était pas facile pour lui. La négociation est très difficile. Ce que nous avons fait était nécessaire mais n’est pas suffisant. D’autres discussions auront lieu. Je ne peux en dire plus. La priorité est d’avoir une preuve de vie d’Ingrid Betancourt. Ensuite nous pourrons prendre d’autres initiatives.

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Pour votre gouverne personnelle…, l’origine du mot blog

juin 2, 2007

A l’origine du mot « blog », un rondin de bois jeté à la mer

 

LE MONDE | 03.04.07 | 16h26

 

 

L’étymologie d’un mot révèle parfois des détours inattendus sur le long chemin de ses usages à travers le temps. « Blog », cet anglicisme, ce quasi-inconnu au début du XXIe siècle, désigne aujourd’hui un phénomène de société à l’écho planétaire : la publication sur le réseau des réseaux de « carnets extimes », l’inverse des carnets intimes.

 

 

 

 

 

 

Pour se convaincre de l’ampleur de cet univers couramment appelé « blogosphère », il suffit d’une requête sur Google, le numéro un de la recherche sur Internet. Aux quatre lettres de « BLOG », le moteur de Mountain View renvoie un résultat vertigineux : 1,2 milliard d’occurrences. « Blog » a un de ces longs destins cahoteux, dont la tangente numérique date d’une dizaine d’années.

A sa genèse, il ne s’agissait que d’une simple pièce de bois (« log » en anglais). Les premiers marins jetaient un rondin par-dessus bord, à la poupe de leur bateau. En comptant le temps écoulé pour qu’il s’éloigne, ils estimaient ainsi la vitesse du navire. Plus tard, les navigateurs affinèrent le système en reliant à une corde des pièces de bois à espaces réguliers. Les « logs » jetés à la mer permettaient de mesurer plus précisément l’allure du bateau. Les données collectées étaient soigneusement consignées sur un carnet de bord, un journal de logs. Le terme « log » s’écarte ainsi de son sens originel et commence sa seconde vie : il désigne dès lors les carnets de bord des capitaines aux longs cours. Au début du XXe siècle, les hommes partent à la conquête du ciel, et « log » gagne les airs sous la forme des journaux de bord des pilotes de l’aviation.

Au milieu des années 1990, les nouveaux espaces à conquérir sont sur le réseau des réseaux : le Web. Les pionniers de la Toile (pour la plupart américains) y ouvrent des journaux personnels, à destination de la naissante communauté des internautes, des « web-logs ». De la contraction de ces deux termes naît le mot-valise « blog ».

 

 

 

Blog serait donc né outre-Atlantique. Une tache dans la langue française que la commission générale de terminologie et de néologie s’est efforcée, en vain, d’effacer. Le 9 juin 2005, le ministère de l’éducation nationale publiait, sur son bulletin officiel, sa décision de remplacer « blog » par « bloc-notes », voire « bloc » pour sa forme abrégée. Une décision tardive : les blogs francophones se comptaient déjà par millions, notamment grâce au succès qu’ils remportent encore auprès des adolescents. Les Québécois ont, pour leur part, préféré franciser l’existant : blog est devenu « blogue ».

 

Reste que les déclinaisons de ce qui n’était qu’une bûche au début de l’histoire sont nombreuses. « Bloguer » est devenu un verbe et « blogueur » un nom commun. « Blouquin » désigne un livre décliné sur un blog ou inversement le contenu d’un blog déjà publié dans un livre. Un « mlog » est un blog adapté à des supports mobiles (téléphone mobile, PDA…), un « vlog » diffuse de la vidéo, un « flog » publie essentiellement des photographies.

 

Plus fantaisiste, Alain, blogueur amoureux des lettres, a sur ses pages « un garde-mots comme d’autres ont un garde-manger » : http://blog.legardemots.fr. Il y collecte et invente des néologismes et se voit « blogonaute, voyageur intrépide plongé dans la bloguespace ». La « bloguitude » n’est plus très loin.

 

Eric Nunès

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Europe : la relance de Nicolas Sarkozy attendue

mai 11, 2007

« Les premiers pas de Nicolas Sarkozy sur la scène européenne sont attendus avec un mélange d’espoir et de nervosité par les partenaires de la France et l’exécutif bruxellois » [La Tribune]. En effet, pour Les Echos, « Nicolas Sarkozy sera la vedette incontestée du prochain sommet européen des 21 et 22 juin ».

« Toutes les capitales européennes attendent avec impatience, des précisions et des explications du nouveau chef de l’Etat français sur son projet de traité simplifié », note le journal. Pour l’instant, ce « projet de mini-traité constitutionnel a reçu un accueil mitigé qui laisse augurer d’âpres marchandages », commente La Tribune.

« Romano Prodi, s’oppose dans une tribune publiée hier par Le Figaro, à un traité qui représenterait le plus petit dénominateur commun »[Les Echos]. Le Monde rappelle que le président du conseil italien, a mis en garde « contre les propositions de déconstitutionnaliser le traité de 2004 ».

Son homologue finlandais « ne dit pas autre chose en refusant un traité ne contenant que des dispositions institutionnelles » [Les Echos]. « De son côté, l’ Espagne n’approuverait un traité simplifié que sous conditions », observe le journal.

Quant au Premier ministre britannique, ce dernier « appuie l’idée de Sarkozy d’un mini-traité européen, mais il va insister pour que son contenu soit le plus modeste possible » [Le Figaro]. Tonay Blair souhaite « utiliser sa relation de confiance avec Sarkozy pour lui délivrer quelques messages clés sur l’Europe » ajoute le journal.

« Désamorcer le processus d’adhésion de la Turquie à l’UE semble être un des objectifs clés du nouveau président », estime Sinan Ülgen dans une tribune publiée dans Le Figaro. En s’opposant à son entrée dans l’UE, la France « risquerait d’endommager ce principe de pacta sunt servanta sur lequel repose l’édifice communautaire « ajoute le président du Centre d’études sur l’économie et la politique étrangère.

Références :
– Le test européen [La Tribune, p. 30]
– Le projet de Nicolas Sarkozy pour dénouer la crise européenne suscite le débat [Les Echos, p. 6]
– Rome émet des réserves sur le mini-traité de M. Sarkozy [Le Monde, p. 8]
– Blair espère influencer Sarkozy [Le Figaro, p. 5]
– Quand Sarkozy dit non par Sinan ülgen [Le Figaro, p. 16]
– Un livret A provoque une polémique entre Paris et Bruxelles [Le Figaro économie, p. 23]